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Interview de Marc Valerius de Beffort, 9ème business angel de France

Mis à jour : 26 sept. 2020




Marc Valerius de Beffort est le co-fondateur de Hoopzï, entreprise française qui fabrique des luminaires personnalisables. Cette réussite lui a valu d’être lauréat du Réseau Entreprendre Paris 2019 aux côtés de son associé Didier Finn. Il est également ce qu’on appelle un « business angel » c’est-à-dire qu’il investit une part de son patrimoine dans de jeunes sociétés à fort potentiel innovant. En plus de son investissement financier, il soutient chaque entrepreneur grâce à son expérience, ses conseils mais aussi ses contacts. Aujourd’hui, il a investi plus de 3,2 millions d’euros répartis dans 13 start-up comme MyJolieCandle, spécialisée dans la vente de bijoux et bougies parfumées. C’est un business angel actif qui aime s’impliquer dans ses start-up. Dans le journal Challenges, il a d’ailleurs été classé 9ème business angel de France pour l’année 2019. Voici son interview, axée sur son activité de business angel. Bonne lecture ! Quelle est, selon vous, la particularité d'un business angel ?

« Il faut aimer les business encore à l’état de concept où tout reste à faire. Il faut donc aimer le risque aussi, et faire confiance à de souvent très jeunes leaders en étant conscient de leurs forces et faiblesses pour les accompagner au mieux. »

Quel a été votre parcours et comment avez-vous été amené à devenir ce qu'on appelle un business angel ?

« En gros 15 ans dans un grand Groupe (Danone) puis 6 ans dans une grosse start-up (Monster Energy Beverages) aujourd’hui cotée au Nasdaq (valorisation 40 milliards USD, ou 40 fois la valeur d’Instagram à son rachat par Facebook). Ensuite j’ai revendu mes parts pour me consacrer depuis 2 ans à aider des entrepreneurs toujours plus jeunes et souvent plus intelligents que moi. »

Quels sont vos critères d'éligibilité des projets d'investissement et quelles sont les qualités que vous recherchez chez un entrepreneur ?

« Un produit qui répond à un vrai besoin avec de belles marges permettant de financer le marketing puis le développement international. Le tout managé par une petite équipe de personnes brillantes qui sauront pivoter face à l’imprévu quand le jour viendra, et il viendra. » Quelle est votre durée moyenne de prise de décision ?

« 1 semaine. Je lis le pitch puis rencontre le fondateur puis investis. » Quel est votre domaine d'expertise ?

« Plutôt B2C que B2B, et plutôt produits que services. Plutôt en France. Maintenant... je viens d’investir dans une start-up B2B de services au Sénégal ! »

Dans combien d'entreprises avez-vous déjà investi ? Quelle est votre dernière grande fierté en tant que business angel ?

« 13 entreprises en 2 ans avec des tickets entre 100k et 1,5 millions euros. Ma fierté est d’avoir accompagné ces 13 entreprises, qu’elles réussissent ou non. Je leur ai au moins donné une chance de concrétiser leur projet. »

Quelle est la première entreprise dans laquelle vous avez investi et pourquoi ?

« Une start-up bordelaise marketplace de surf: Akewatu. Je venais d’emménager à Bordeaux, et j’aime les sports extrêmes. Je ne m’investis que dans les projets qui m’amusent. À 48 ans je suis trop vieux pour passer du temps sur des sujets soporifiques ! »

Qu'apportez-vous en dehors de l'aspect financier ? De quelle manière soutenez-vous les entreprises dans lesquelles vous investissez ?

« J’ai une place au Board, avec un rôle de conseil sur divers sujets Marketing, Commercial, Export, Structure, Export. Je propose aussi des mises en relation avec des free-lances ou agences susceptibles d’accélérer le développement de la start-up. »

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

« Ce ne sont souvent pas les projets qui semblaient les plus solides au départ qui réussissent finalement le mieux. Il faut donc être souple et patient. La réussite de nos jours est aussi plus complexe à atteindre en raison du nombre importants de start-up dans chaque niche, et du besoin de percer à la fois online et offline. »

Pourquoi appréciez-vous cette aventure de business angel et que diriez-vous à ceux qui souhaiteraient le devenir ?

« Après avoir réussi sa carrière professionnelle, chacun peut choisir que faire du reste de sa vie ; un acte citoyen me paraît être un noble choix. Il peut alors être réalisé de différentes façons comme des actions caritatives, un engagement politique ou un soutien à nos jeunes entrepreneurs... Devenir BA est aujourd’hui mon engagement citoyen. Cela évoluera sans doute dans les années à venir. La vie est au final une longue et belle succession de choix... » Merci à encore à Marc Valerius de Beffort pour cette interview.

Interview réalisée par Anaïs





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